Depuis plusieurs années, les différents groupes environnementaux se plaignent de l’éco-fatigue : les citoyens semblent ennuyés d’entendre les mêmes plaintes et ne se mobilisent plus pour la cause. Concurremment avec le Jour de la Terre™, une démonstration est planifiée au coeur de Montréal par Dominic Champagne, le 22 avril 2012, avec comme objectif de lancer un message clair sur l’importance de notre bien commun que sont les ressources naturelles. Rappelons que ce rassemblement doit se distinguer de toutes les manifestations étudiantes qui occupent les rues et les médias en ce printemps érable.
Le mandat de Commun était non équivoque :
mobiliser 100 000 citoyens à assister à l’événement.
Dès le début, nous nous sommes entendus sur le ton : le 22 avril, on se fait un printemps positif, rassembleur et tourné vers l’avenir.
La stratégie est déployée en ligne, principalement dans les réseaux sociaux , dans les rues de Montréal et en relations publiques.
La première phase, la notoriété :
On commence par le développement d’une identité visuelle pour l’adresse web 22avril.org qui invite à aller sur Facebook, de la page Facebook, et Twitter. Le 19 mars, une conférence de presse dévoile les signataires d’un manifeste – bravo pour toutes les RP. Six jours plus tard, c’est le passage à Tout le monde en parle de Dominic Champagne, et l’invitation lancée par le groupe Mes aïeux à Star Académie. Une diffusion des premières vidéos démarre, avec des personnalités connues qui invitent à l’événement. Avec Émilien Néron et d’autres, la cause trouve une tribune pendant la remise des prix Jutras. On en profite pour orchestrer la production de 24 posters numériques avec des personnalités connues qui s’engagent à être là le jour J.
La deuxième phase, l’appropriation par les citoyens :
Distribution des macarons, et du logo sous toutes ses formes. Atelier de graffiti écologique avec Roadsworth, escouades de sensibilisations dans les réseaux sociaux (merci à Jasmine et tous les autres), création de différentes applications, permettant ici de planter des fleurs plein la planète (merci David Mongeau-Petitpas) ou là de changer son avatar Facebook pour la cause avec le même look que les numériques des vedettes (merci François Morin). Ça ne s’arrête pas là : développement de pages Facebook complémentaires pour assister les régions à faire du co-voiturage ou à s’organiser leur propre évènement pour les lieux les plus éloignés (là-dessus gros merci à Vincent Gratton), une bande dessinée qui suggère quoi faire d’ici le 22 (merci JF), invitation aux citoyens à produire du contenu pour la cause.
(Parenthèse nécessaire)
Des femmes Innues sont parties de Sept-iles. Des Gaspésiens ont crayonné la rue. Des écoles s’y sont mis. D’autres enfants aussi. Un musicien dans le métro. Des images d’un peu partout. Jamais je n’aurai vu, du fond du coeur, autant de contenu donné pour une cause en si peu de temps.
(Fermons)
La troisième phase, l’invitation finale :
Production et diffusion de plus de 100 vidéos où différentes personnes expliquent pourquoi ils seront là (re-merci à Pierre-Etienne et Robert), relance massive via Twitter et Facebook, dernier blitz média où une capsule vidéo par jour est diffusée à Salut Bonjour, un dossier spécial 22 avril dans le Voir où chacun des chroniqueurs parle de la journée, redistribution massive de macarons, une application de covoiturage est même distribuée gratuitement en l’occasion pour encourager les moins équipés et les plus éloignés.
La quatrième phase, le jour J :
L’équipe des réseaux sociaux triple pour aider, guider et gérer des crises comme celle du métro de Montréal (qui n’arrivait plus à subvenir aux besoins des voyageurs), développement d’une application qui permettait à chacun avec son mobile d’envoyer des photos en direct de l’événement. Le tout a été immortalisé dans cette vidéo réalisée par Jason Rodi et sa gang de Nomad.
Avec une foule de 200 à 300 000 personnes, le rassemblement du 22 avril est le plus important rassemblement canadien sur l’environnement et la plus grande manifestation dans l’histoire du Jour de la Terre.
En seulement six semaines :
400 000 visionnements des vidéos sur Youtube, 25 000 fans sur Facebook, pour une portée hebdomadaire de prêt d’un million, 1100 abonnés Twitter, et plus de 35 000 personnes sur Facebook qui parlaient de notre contenu la dernière semaine.
Mais aussi, jamais nous aurons appris autant en si peu de temps. Je ne prétends pas que nous connaissons tout sur les réseaux sociaux. Mais nous en savons tellement plus qu’il y a deux mois.
Chez Commun, nous sommes chanceux : nous avons souvent de beaux projets, des clients nobles ou du moins ouverts. Mais j’avoue que de rejoindre autant de gens pour une cause aussi belle, nous a dynamisé profondément.
Des crédits et reconnaissances s’imposent :
Production vidéo : Pierre-Etienne Lessard, Robert Boulos et la gang de Farweb, Luc Bourque
Relations publiques : Rosmeonde Gingras
Aides réseaux sociaux : Mélanie Le Guen, Jasmine Mc Lean
Et chez Commun :
Illustrations clés : Marc-Antoine Jacques et Mélanie Ouellette
Gardien de la marque : Amine Rais
Chef d’orchestre conversations : Alexandre Belkowski
Scribe : Sophie Bienvenu
Accélératrice : Geneviève Dionne
Hack-célérateurs : Alexandre Leclair, David Mongeau-Petitpas
PS : j’en parlerai aussi en détail dans une conférence Infopresse le 23 mai prochain, sur le thème des grandes causes.
Notre plus grande réussite à ce jour
Le 8 mai 2012 à 11 H 01
Depuis plusieurs années, les différents groupes environnementaux se plaignent de l’éco-fatigue : les citoyens semblent ennuyés d’entendre les mêmes plaintes et ne se mobilisent plus pour la cause. Concurremment avec le Jour de la Terre™, une démonstration est planifiée au coeur de Montréal par Dominic Champagne, le 22 avril 2012, avec comme objectif de lancer un message clair sur l’importance de notre bien commun que sont les ressources naturelles. Rappelons que ce rassemblement doit se distinguer de toutes les manifestations étudiantes qui occupent les rues et les médias en ce printemps érable.
Le mandat de Commun était non équivoque :
mobiliser 100 000 citoyens à assister à l’événement.
Dès le début, nous nous sommes entendus sur le ton : le 22 avril, on se fait un printemps positif, rassembleur et tourné vers l’avenir.
La stratégie est déployée en ligne, principalement dans les réseaux sociaux , dans les rues de Montréal et en relations publiques.
La première phase, la notoriété :
On commence par le développement d’une identité visuelle pour l’adresse web 22avril.org qui invite à aller sur Facebook, de la page Facebook, et Twitter. Le 19 mars, une conférence de presse dévoile les signataires d’un manifeste – bravo pour toutes les RP. Six jours plus tard, c’est le passage à Tout le monde en parle de Dominic Champagne, et l’invitation lancée par le groupe Mes aïeux à Star Académie. Une diffusion des premières vidéos démarre, avec des personnalités connues qui invitent à l’événement. Avec Émilien Néron et d’autres, la cause trouve une tribune pendant la remise des prix Jutras. On en profite pour orchestrer la production de 24 posters numériques avec des personnalités connues qui s’engagent à être là le jour J.
La deuxième phase, l’appropriation par les citoyens :
Distribution des macarons, et du logo sous toutes ses formes. Atelier de graffiti écologique avec Roadsworth, escouades de sensibilisations dans les réseaux sociaux (merci à Jasmine et tous les autres), création de différentes applications, permettant ici de planter des fleurs plein la planète (merci David Mongeau-Petitpas) ou là de changer son avatar Facebook pour la cause avec le même look que les numériques des vedettes (merci François Morin). Ça ne s’arrête pas là : développement de pages Facebook complémentaires pour assister les régions à faire du co-voiturage ou à s’organiser leur propre évènement pour les lieux les plus éloignés (là-dessus gros merci à Vincent Gratton), une bande dessinée qui suggère quoi faire d’ici le 22 (merci JF), invitation aux citoyens à produire du contenu pour la cause.
(Parenthèse nécessaire)
Des femmes Innues sont parties de Sept-iles. Des Gaspésiens ont crayonné la rue. Des écoles s’y sont mis. D’autres enfants aussi. Un musicien dans le métro. Des images d’un peu partout. Jamais je n’aurai vu, du fond du coeur, autant de contenu donné pour une cause en si peu de temps.
(Fermons)
La troisième phase, l’invitation finale :
Production et diffusion de plus de 100 vidéos où différentes personnes expliquent pourquoi ils seront là (re-merci à Pierre-Etienne et Robert), relance massive via Twitter et Facebook, dernier blitz média où une capsule vidéo par jour est diffusée à Salut Bonjour, un dossier spécial 22 avril dans le Voir où chacun des chroniqueurs parle de la journée, redistribution massive de macarons, une application de covoiturage est même distribuée gratuitement en l’occasion pour encourager les moins équipés et les plus éloignés.
La quatrième phase, le jour J :
L’équipe des réseaux sociaux triple pour aider, guider et gérer des crises comme celle du métro de Montréal (qui n’arrivait plus à subvenir aux besoins des voyageurs), développement d’une application qui permettait à chacun avec son mobile d’envoyer des photos en direct de l’événement. Le tout a été immortalisé dans cette vidéo réalisée par Jason Rodi et sa gang de Nomad.
Avec une foule de 200 à 300 000 personnes, le rassemblement du 22 avril est le plus important rassemblement canadien sur l’environnement et la plus grande manifestation dans l’histoire du Jour de la Terre.
En seulement six semaines :
400 000 visionnements des vidéos sur Youtube, 25 000 fans sur Facebook, pour une portée hebdomadaire de prêt d’un million, 1100 abonnés Twitter, et plus de 35 000 personnes sur Facebook qui parlaient de notre contenu la dernière semaine.
Mais aussi, jamais nous aurons appris autant en si peu de temps. Je ne prétends pas que nous connaissons tout sur les réseaux sociaux. Mais nous en savons tellement plus qu’il y a deux mois.
Chez Commun, nous sommes chanceux : nous avons souvent de beaux projets, des clients nobles ou du moins ouverts. Mais j’avoue que de rejoindre autant de gens pour une cause aussi belle, nous a dynamisé profondément.
Des crédits et reconnaissances s’imposent :
Production vidéo : Pierre-Etienne Lessard, Robert Boulos et la gang de Farweb, Luc Bourque
Relations publiques : Rosmeonde Gingras
Aides réseaux sociaux : Mélanie Le Guen, Jasmine Mc Lean
Et chez Commun :
Illustrations clés : Marc-Antoine Jacques et Mélanie Ouellette
Gardien de la marque : Amine Rais
Chef d’orchestre conversations : Alexandre Belkowski
Scribe : Sophie Bienvenu
Accélératrice : Geneviève Dionne
Hack-célérateurs : Alexandre Leclair, David Mongeau-Petitpas
PS : j’en parlerai aussi en détail dans une conférence Infopresse le 23 mai prochain, sur le thème des grandes causes.