Google+ publicité
Dans l’ère du Permission Marketing, ce qui distingue les réseaux sociaux est en mon sens cette idée de relation volontaire.
Facebook : relations volontaires initiées par une des deux parties et faciles à accepter.
LinkedIn : très similaire à Facebook mais au détail prêt que la relation est plus significative : elle est publicisée et professionnelle, les acceptations d’invitations sont moins systématiques que sur Facebook.
Twitter : relation unilatérale, où on décide de suivre qui se rend disponible : il existe une possibilité de restreindre l’accès via des invitations, mais cette fonction semble tombée en désuétude.
Arrive Google + : d’un point de vue de permission, on suit qui on veut bien. Le geste de diffusion limité est assuré à travers la gestion des cercles. Alors, la relation semble ouverte, mais elle est utilisée d’une façon très restreinte. En geste de solidarité sociale, politesse de réciprocité, je glisse un étudiant dans un cercle. Dès lors, il sait que je le suis. Son score « égométrique » frétille.
Par contre, le cercle où je l’ai déposé peut s’appeler « grand public et inconnus ». Ça, l’étudiant ne le saura jamais. Et chaque fois que je partage sur G+, je peux inclure tous les cercles, mais pas celui-là. On est accueillant comme Twitter mais on peut être restrictif comme sur Linkedin. Cette gestion des cercles fera de Google+ un succès.
Est-ce que les sportifs seront contents d’être suivis par Gatorade ou Adidas? Suis-je amusé d’être encerclé par Sid Lee? Est-ce que je vais être content de partager des souvenirs de vacances à Manuvie? J’ai hâte de voir comment cette dimension va évoluer.
À l’aide d’une habile gestion des cercles, on pourra se servir de G+ comme d’un puissant outil de CRM.
J’ai bien hâte. D’ici là, je me suis personnellement retiré de Facebook.
Commentaires
les relations, peu importe où elles prennent forme, finissent toujours par s’alourdir quand le contexte érode le vrai. je me vois envier ta légèreté retrouvée et je salue ton courage. ça en prend pour « gambler », je trouve.
Ce que j’aimais parfois de Facebook, c’était que justement je publiais à tout le monde, et inversement. Je découvrais avec un peu d’appréhension un oncle lointain avec ses vidéos de Johnny Hallyday quétaines, je voyais les photos de voyage du Pérou d’une amie du lycée et je me suis trouvé un point commun avec une cousine éloignée avec de la musique que je postais. C’était un peu aléatoire, et ça pouvait être drôle. Ce qui n’arrivera plus autant avec les cercles de G+ si je ne m’abuse.
J’aime l’idée que Google+ me permettra de mettre un coup de sabre dans le genre de contenu qui sera diffusé et à qui il le sera.
Mais pour le moment, je n’aime pas Google+… Sa navigation et son interface m’énerve particulièrement. Bon, Facebook n’Est pas mieux mais j’ai appris à vivre avec. Je ne recommencerai pas ce manège encore.
En plus, je le perçois comme une réaction et non une bonne idée. Et c’est rare que des « réactions » deviennent de bonnes idées.
Exemple de réaction: Jaiku, Kin, Ping, BlackBerry Storm, [insérez vos exemple].
Je laisse le filtre du temps faire son travail… Je verrai ensuite.
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