Saturnin et l’opportunisme
Les aventures de Saturnin, circa 1964, ont marqué mon enfance. Ce caneton jaune sympathique s’affairait dans un village rempli d’animaux : le maire cochon d’Inde, la belette pyromane et toute la bassecour. Le tout tourné avec de vrais animaux.
Mais comment faisaient-ils pour s’assurer que la belette se cache de Saturnin et que le vieux canard salue le héros juste au bon moment, sans ficelles, ni effets spéciaux ?
En fait, il y avait un truc assez simple. L’équipe de Jean Tourane tournait avant de finaliser les dialogues. De cette façon, si la belette hésite, on lui refile une ligne pour justifier l’aller-retour. Un plan hasardeux magique ou le caneton s’approche trop de la souris : l’idée d’un nouvel épisode vient de naître.
Cet opportunisme est riche. Parfois, on essaie trop de prévoir, prédire, contrôler et du coup, on rate des opportunités. Un exemple récent : notre carte de Noël, qu’on ne pensait même pas faire, du reste. On est tombé sur des vidéos inédits, ça nous a donné une idée et on a assemblé le tout – vous verrez ça bientôt.
Mais soyons ouverts, regardons sur quoi nous trébuchons ou ce qui tombe du ciel. En bâtissant au fur et à mesure des découvertes de produits, acheteurs, technologies, nous finissons par créer des solutions nécessairement pertinentes à moindre effort, à moindre friction.
Il faut accepter de ne pas tout prévoir.
Commentaires
Tu parles! Saturnin, que souvenirs délicieux à croquer et recroquer. L’idée ne m’était jamais venu d’aller fouiller sur YT pour m’offrir quelques épisodes en rafale… et en glouton. C’est désormais chose faite. La totale!
Résolution 2012? Un épisode de Saturnin, tous les jours. Comme on dit : It makes my day!
Vive le camping, vive les vacances!